Portrait 18 sur 21

Notre Substitut

“Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée ?”

Après avoir prié avec ses disciples, l'homme entra dans un jardin. C'était un lieu paisible où il se rendait souvent avec eux. Mais cette fois, le jardin devint le théâtre de sa trahison. L'un des disciples de l'homme arriva avec des soldats portant des torches et des armes. Lorsque les soldats demandèrent s'il était bien celui qu'ils cherchaient, il répondit : "C'est moi." À ces paroles puissantes, les soldats reculèrent. Malgré cela, l'homme leur permit de le saisir. L'un de ses disciples tenta de défendre son maître, et d'un coup d'épée il trancha l'oreille de l'un des soldats. Le maître l'arrêta et guérit l'oreille de cet homme. Il rappela à son disciple qu'il ne résisterait pas par la violence, mais qu'il accepterait la coupe de souffrance qui lui était destinée. Dès cet instant, le maître allait être conduit de chef en chef—de responsable religieux en responsable religieux, et enfin devant le gouverneur. Les chefs religieux portèrent contre lui de fausses accusations, mais l'homme demeura silencieux. Le gouverneur lui-même reconnut qu'il ne trouvait en lui aucun motif de condamnation, et pourtant il céda aux exigences des chefs religieux. Pendant ce temps, l'un des disciples, craignant d'être lui aussi arrêté, niait même connaître son maître. À travers tout cela, leur maître resta calme et consentit à souffrir. Il était innocent, comme les agneaux sans tache qui devaient également être sacrifiés ce jour-là. Sa mission était de prendre la place des coupables. Lui-même serait le sacrifice pour le péché.

Pensées à méditer

Un homme innocent donne sa vie pour les coupables.